﻿{"id":89,"date":"2013-11-21T18:43:36","date_gmt":"2013-11-21T17:43:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.auservicedelecrit.fr\/?p=89"},"modified":"2015-10-30T16:08:53","modified_gmt":"2015-10-30T15:08:53","slug":"facebook-un-plateau-de-theatre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.auservicedelecrit.fr\/?p=89","title":{"rendered":"Facebook, un plateau de th\u00e9\u00e2tre"},"content":{"rendered":"<p>Article r\u00e9dig\u00e9 en juin 2013 pour <a href=\"http:\/\/www.coze.fr\/2013\/06\/17\/facebook-plateau-de-theatre\/\">Coze Magazine<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.auservicedelecrit.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/Facebook_2336015b-550x343.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-136\" src=\"http:\/\/www.auservicedelecrit.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/Facebook_2336015b-550x343.jpg\" alt=\"Facebook_2336015b-550x343\" width=\"550\" height=\"343\" srcset=\"https:\/\/www.auservicedelecrit.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/Facebook_2336015b-550x343.jpg 550w, https:\/\/www.auservicedelecrit.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/Facebook_2336015b-550x343-300x187.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><\/a><\/p>\n<div class=\"entry-content\">\n<p>Facebook, c\u2019est le r\u00e9seau social par excellence, celui qui compte plus d\u2019un milliard d\u2019abonn\u00e9s dans le monde. Aujourd\u2019hui, il existe peu de personnes qui ne sont pas inscrites dessus, qui\u00a0ignorent ce qu\u2019est un\u00a0\u00ab like \u00bb ou\u00a0l\u2019utilit\u00e9 d\u2019un commentaire. Pour certaines personnes, c\u2019est un journal intime, pour d\u2019autres un moyen de passer le temps, pour d\u2019autres encore un outil professionnel, un loisir ou un lieu de partage. C\u2019est m\u00eame pour certains un moyen efficace pour retrouver ses amis.<\/p>\n<h2>Pascale Spengler, une vie de th\u00e9\u00e2tre<\/h2>\n<p>Pour Pascale Spengler, directrice de la compagnie\u00a0de th\u00e9\u00e2tre\u00a0Les Foirades \u00e0 Strasbourg, Facebook est avant tout un plateau de th\u00e9\u00e2tre. Amis amateurs de Facebook, vous ne le saviez peut-\u00eatre pas, mais vous faites du th\u00e9\u00e2tre tous les jours.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.coze.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/541186_4007499350616_1253107475_n.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-medium wp-image-9953\" title=\"541186_4007499350616_1253107475_n\" src=\"http:\/\/www.coze.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/541186_4007499350616_1253107475_n-289x300.jpg\" alt=\"\" width=\"289\" height=\"300\" \/><\/a><\/p>\n<p>Berc\u00e9e par le monde du th\u00e9\u00e2tre depuis une trentaine d\u2019ann\u00e9es, Pascale Spengler l\u2019a \u00e9galement vu \u00e9voluer, en m\u00eame temps que la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Forte d\u2019une formation non universitaire (elle s\u2019est form\u00e9e directement par la pratique sur un plateau de th\u00e9\u00e2tre, sans passer par la th\u00e9orie), elle est entr\u00e9e dans le monde du th\u00e9\u00e2tre par l\u2019\u00e9motion, \u00e0 19 ans, en croisant par hasard une compagnie de th\u00e9\u00e2tre d\u2019Holstebro qui jouait \u00ab M\u00e8re courage et ses enfants\u00bb de Bertolt Brecht.<\/p>\n<p>Dans cette pi\u00e8ce, il y avait le personnage de Catherine La Muette, qui l\u2019a beaucoup touch\u00e9e :<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab Catherine La Muette, pour pouvoir communiquer avec les gens, s\u2019exprimait par des petits cris et utilisait un tambour. J\u2019\u00e9tais jeune et ce personnage m\u2019a beaucoup touch\u00e9e. Il m\u2019a donn\u00e9 envie de consacrer ma vie au th\u00e9\u00e2tre et de me laisser guider dans cette voie par l\u2019\u00e9motion.<\/p>\n<p>Car le th\u00e9\u00e2tre, c\u2019est avant tout la facult\u00e9 de produire du sens par l\u2019\u00e9motion. Aujourd\u2019hui, et m\u00eame bien avant la cr\u00e9ation de ma compagnie Les Foirades en 1988, j\u2019ai toujours travaill\u00e9 sur l\u2019\u00e9motion et l\u2019\u00e9chec. L\u2019\u00e9motion d\u2019accord, mais pourquoi l\u2019\u00e9chec me dira-t-on ? Qui a envie d\u2019\u00e9chouer ?<\/p>\n<p>Je r\u00e9pondrais que dans la vie on ne peut qu\u2019\u00e9chouer, mais que tout \u00e9chec apporte des enseignements et c\u2019est pour \u00e7a qu\u2019il est int\u00e9ressant de travailler sur cette notion-l\u00e0. \u00bb<\/p><\/blockquote>\n<h2>Quel rapport avec Facebook?<\/h2>\n<p>Pascale Spengler, avant m\u00eame de d\u00e9couvrir il y a un an le c\u00e9l\u00e8bre r\u00e9seau social, a pris en compte toutes les \u00e9volutions de la soci\u00e9t\u00e9 pour faire du th\u00e9\u00e2tre. Le cin\u00e9ma par exemple, a souvent \u00e9t\u00e9 vu comme un grand concurrent pour le th\u00e9\u00e2tre. Mais pas du tout au final, car ces deux formes d\u2019art se sont enrichies mutuellement.<\/p>\n<p>Beaucoup de films empruntent des choses au th\u00e9\u00e2tre, il suffit par exemple de penser au nombre incalculables de films o\u00f9 l\u2019action se d\u00e9roule en huit-clos, comme sur une sc\u00e8ne de th\u00e9\u00e2tre, aux pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre adapt\u00e9es sur grand \u00e9cran (<em>Hamlet<\/em>, de Kenneth Branagh, <em>Rom\u00e9o + Juliette<\/em>, de Baz Lurhmann), ou encore aux films prenant des partis-pris tr\u00e8s th\u00e9\u00e2traux, comme le <em>Dogville<\/em>, de Lars Van Trier, pour lequel c\u2019est l\u2019imagination du spectateur qui doit tout faire.<\/p>\n<p>Inversement, le th\u00e9\u00e2tre se sert aujourd\u2019hui souvent du cin\u00e9ma. Il suffit de voir les nombreuses pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre usant de la vid\u00e9o aujourd\u2019hui pour compl\u00e9ter leur travail sc\u00e9nique.<\/p>\n<p>Tout est donc reli\u00e9. Tout ce qui se passe dans la soci\u00e9t\u00e9 et dans la vie en g\u00e9n\u00e9ral peut se r\u00e9v\u00e9ler \u00eatre du th\u00e9\u00e2tre et il en va donc de m\u00eame vis-\u00e0-vis de Facebook, qui a \u00e9t\u00e9 forg\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 et Mark Zuckerberg, son cr\u00e9ateur.<\/p>\n<h2>Comment faire du th\u00e9\u00e2tre avec Facebook<\/h2>\n<p>N\u2019\u00e9tant pas n\u00e9e avec l\u2019informatique, Pascale Spengler a du apprendre \u00e0 la pratiquer, bon gr\u00e9, mal gr\u00e9, pour \u00eatre en accord avec l\u2019\u00e9volution de la soci\u00e9t\u00e9. C\u2019\u00e9tait un monde nouveau pour elle.<\/p>\n<p>C\u2019est alors qu\u2019un de ses amis l\u2019a initi\u00e9e \u00e0 Facebook, qui a donc surgit tout naturellement dans sa vie :<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab Facebook semblait l\u2019outil id\u00e9al pour \u00eatre en connexion avec d\u2019autres ! D\u00e9s que l\u2019on publie quelque chose, on est visible par des interlocuteurs, comme si Facebook \u00e9tait une sc\u00e8ne ou les acteurs sont invisibles. Mais ils sont pourtant bien l\u00e0, derri\u00e8re leurs \u00e9crans !<\/p>\n<p>Ainsi, je peux prendre la parole sur le \u00ab plateau \u00bb, je publie ou commente une information, je peux rep\u00e9rer ceux qui les lisent et rentrent dans mes propos et je peux commenter les publications des autres aussi. C\u2019est l\u00e0 que se construit une r\u00e9flexion partag\u00e9e avec d\u2019autres, souvent sur l\u2019actualit\u00e9.<\/p>\n<p>Nous avons, gr\u00e2ce \u00e0 Facebook, une possibilit\u00e9 d\u2019agir et de poser notre propre pens\u00e9e sur l\u2019actualit\u00e9. Au moyen de photos, d\u2019articles, de caricatures, d\u2019\u0153uvres d\u2019arts. Nous sommes ainsi nos propres journalistes et sociologues, nous faisons le m\u00e9dia !<\/p>\n<p>Et c\u2019est \u00e0 \u00e7a que doit servir Facebook, \u00e0 nous aider \u00e0 vivre dans le monde ou nous vivons. C\u2019est une compl\u00e9mentarit\u00e9, une possibilit\u00e9 d\u2019avoir une prise sur le r\u00e9el et sur la soci\u00e9t\u00e9 comme le fait le th\u00e9\u00e2tre. Et \u00e0 partir du moment o\u00f9 il y a une soci\u00e9t\u00e9, telle que l\u2019est Facebook, il y a du th\u00e9\u00e2tre. \u00bb<\/p><\/blockquote>\n<h2>Un long travail<\/h2>\n<p>Pour le moment, Pascale Spengler est loin d\u2019avoir termin\u00e9 son travail sur Facebook. C\u2019est un travail de longue haleine, et qui sait quand il se terminera. Mais pour elle, c\u2019est d\u2019utilit\u00e9 publique, Facebook est un journal de travail et comme tout journal de travail, il faudra du temps pour qu\u2019il arrive \u00e0 son terme. Ses envies ?<\/p>\n<p>Que le monde aille mieux, que son travail, ses diff\u00e9rents glanages, les informations qu\u2019elle d\u00e9couvre, commente, partage et approfondit puissent servir \u00e0 mieux vivre. C\u2019est ce qu\u2019elle fait depuis plus de 30 ans, elle utilise le th\u00e9\u00e2tre pour mieux vivre. Facebook le plateau de th\u00e9\u00e2tre est donc utilis\u00e9 de la m\u00eame mani\u00e8re :<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab Tant que c\u2019est dans mes moyens, et tant qu\u2019une nouvelle technologie ne l\u2019a pas supplant\u00e9, j\u2019utiliserais Facebook. N\u00e9anmoins, je conc\u00e8de que ce n\u2019est pas un outil \u00e0 mettre entre toutes les mains.<\/p>\n<p>Pour conduire une voiture, il faut passer son permis et apprendre \u00e0 la conduire. Pour Facebook, une bonne initiation est n\u00e9cessaire pour apprendre \u00e0 manipuler cet outil, car comme partout, on peut tr\u00e8s vite tomber sur mal intentionn\u00e9.<\/p>\n<p>Il est certain qu\u2019il y aura toujours des personnes qui n\u2019utiliseront pas Facebook. C\u2019est un compl\u00e9ment \u00e0 notre monde, mais pas un compl\u00e9ment obligatoire. Tout le monde ach\u00e8te aussi du pain, mais n\u2019est pas forc\u00e9ment boulanger pour autant. \u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>Maintenant, si l\u2019envie de faire du th\u00e9\u00e2tre via Facebook vous prend, vous savez quoi faire. Et pour voir le travail de Pascale Spengler ou interagir avec elle, ce n\u2019est pas non plus moins compliqu\u00e9.<\/p>\n<p>Il suffit de poss\u00e9der un compte Facebook.<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article r\u00e9dig\u00e9 en juin 2013 pour Coze Magazine &nbsp; Facebook, c\u2019est le r\u00e9seau social par excellence, celui qui compte plus d\u2019un milliard d\u2019abonn\u00e9s dans le monde. 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